corse-echecs
Rappel des faits de cette crise fédérale

Synthèse des principaux événements

  • En 2012, préparant l'élection à venir, j'ai été contacté par M Kouatly : il me demanda de faire partie de la liste que je me proposais de conduire. En accord avec mes colistiers j’ai décliné sa demande de rejoindre ma liste, inquiet quant aux possibilités de conflits d'intérêts dues à sa situation d'homme d'affaires tirant ses revenus des activités générées et développées par la FFE qui est un organisme public.
    - Vexé, il soutient de toutes ses forces la candidature de M Salazar qui l’emporte.
    2013/2016 : la mandature de M Salazar tourne au chaos : perte des sponsors, déficit historique, tentative grotesque de déménagement du siège fédéral à Lyon, destruction sans précédent de la confiance entre dirigeants et licenciés. Son mandat se termine en queue de poisson : un an avant l'échéance électorale, il est renvoyé par l'assemblée générale à une écrasante majorité.
    En 2016, M Kouatly se présente, cette fois, sous ses propres couleurs malgré les alertes sur les risques de conflits d’intérêts entre le mandat public de président de la FFE et ses affaires privées. Fort habile il réussit à se présenter comme le candidat du renouveau alors que le président déchu était son protégé !  il remporte l'élection haut la main.
    Le 21 mars dernier, le journal « Le Monde » publie un article démontrant la réalité du conflit d'intérêt de M Kouatly, notamment avec la ville d'Agen, où, un élu municipal proteste publiquement contre le fait qu'une délibération engageant la ville d'Agen avec la FFE se soit transformée en contrat avec la société privée de M Kouatly. Que la plupart des villes où se déroulent de grands événements fédéraux soient les clients de son entreprise est une dure réalité. Et nous parlons de centaines de milliers d’Euros alors que la FFE ne dispose pas du budget pour envoyer l’équipe de France à Coupe du monde ou que les parents sont littéralement rackettés aux championnats des jeunes avec des droits d’inscription qui sont passés à 50 € alors qu’ils étaient, jadis, à 15€…
    5 avril : atteint par le scandale, M Kouatly décide seul et dans l'illégalité la plus totale de reculer l'AG ordinaire de la FFE à une date indéterminée qui se tiendra en tout état de cause en dehors du délai statutaire.
    9 avril : devant la gravité des faits, j'ai, en tant que président de la Ligue Corse, déposé une plainte auprès du Procureur de la République pour prise illégale d'intérêt et alerté les services du Ministère des Sport.
    5 juin : le bureau de la FFE engage des poursuites disciplinaires à mon encontre. L'auteur de la plainte est le directeur général de la FFE qui l'a envoyée le 31 mai sur ordre de son employeur, M Kouatly !
    L'instructeur fédéral, M Canonne, rend un rapport cinglant duquel il ressort qu'aucune charge sérieuse ne peut être retenue. De plus, ce rapport évoque en toutes lettres une possibilité de « règlement de comptes » !
    Néanmoins, j’ai été en tant que Président de la ligue Corse, convoqué devant la commission de discipline le 28 juin, la veille de  cette AG fédérale. J’ai décliné l’invitation ne souhaitant pas, malgré le respect que j’ai pour les membres de cette commission, cautionner ce règlement de compte politicien.
  • 14 juin : 1 heure avant la fin du délai légal, la convocation à l'AG fédérale est annoncée sur le site de la FFE avec, en 1er point de l'ordre du jour le « problème des licences Corses », avant même le rapport moral ou financier !  Outre ma mise en accusation personnelle, M Kouatly organise donc un procès public contre l'ensemble de la ligue Corse et de son travail. Sur le fond, j’ai eu l’occasion de m’exprimer, je rappelle que c’est grâce à nos licences scolaires spécifiques (qui datent d’il y a 6 ans tout de même…) que nous avons 4 à 20 fois plus, par tête d’habitants, de licences A ! 
  • 20 juin : 4 des 6 membres de la Commission de Contrôle Economique et de Gestion, dont le Président, M Nguyen, présentent leurs démissions. Parmi les raisons invoquées :
    «La commission n’a évidemment qu’un rôle de conseil et d’alerte. Néanmoins, l’une de mes fonctions dans mon activité professionnelle consiste à traquer les situations de conflit d’intérêts, non pas qu’elles soient illégales mais elles sont souvent la cause d'actions répréhensibles. Nous avons proposé des recommandations, que je pense applicables à la FFE. Je constate qu’elles n’ont pas été proposées à l’AG, ni même discutées lors de votre Comité directeur exceptionnel. » 

 

 - 26 juin : Les meilleurs joueurs français apportent leur soutien à Léo Battesti

 - 27 juin : La Commission de discipline se réunit à Paris. Le président de la Ligue corse d’Échecs ne sera pas présent.

 - 27 juin : AG de la FFE à Saint-Quentin dans un climat… caniculaire


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